A l’heure où les opérateurs français cherchent de nouvelles solutions pour s’adapter à la concurrence et aux développement des technologies comme l’a indiqué Stéphane Roussel, le PDG du groupe SFR. La Fédération Française des Télécoms tape du point sur la table pour favoriser la croissance et l’emploi du secteur, mais pour cela la France et l’Europe doivent définir et mettre en œuvre une politique industrielle ambitieuse et cohérente.

Quel est l’élément déclencheur de ces actions?

C’est le nerf de la guerre, c’est l’argent! La baisse du chiffre d’affaire de 2 % entre 2010 et 2011 des opérateurs historiques semble être l’élément déclencheur. Une baisse des bénéfices aussi, qui a été accentuer par l’arrivée de Free Mobile (un des rares opérateurs à avoir une hausse de Chiffre d’Affaire) au début de l’année 2012. Une situation difficile pour les dirigeants de ces grands groupes.

De son côté la Fédération Française des Télécoms explique ces baisses de Chiffre d’Affaire par:

  • Sur-réglementation: 15 Mds€ sur les revenus mobiles liés à la baisse des prix des terminaisons d’appel et d’itinérance
  • Sur-fiscalité: 1,2 Mds€ de sur-fiscalité spécifique payés par les opérateurs chaque année
  • Sur-concurrence: tarifs français parmi les plus bas , essor du low-cost, et concurrence

Le secteur des télécoms représente 128 000 emplois directs localisés en France et génèrent plus de 170 000 emplois indirects. Il est donc important de le préserver.

La Fédération Française des Télécoms propose 3 axes prioritaires d’actions:

  • Assurer et favoriser l’effort d’investissement dans les infrastructures télécoms d’avenirs (comme la 4G, la fibre optique, incitation fiscale par le Gouvernement…).
  • Equilibrer les conditions de concurrence et de négociations entre les opérateurs et les géants mondiaux de l’internet (notamment un allégement de la fiscalité).
  • Création de filières numériques françaises autour des opérateurs Télécoms (pôles numériques, programmes de formation des techniciens et ingénieurs, valorisation des métiers…).

L’ensemble du rapport à désormais été rendu au Gouvernement, maintenant c’est aux Ministres et à l’Union Européenne de statuer sur ses propositions.

L’ensemble du rapport est visible dans le document ci-dessus, ou sur le site de la Fédération Française des Télécoms.