Le secteur de la mobilité est devenu, ces dernières années, très dynamique, que ce soit en ce qui concerne le nombres d’employés ou les sommes dépensées par les entreprises françaises pour la mobilité numérique. Ce marché a atteint 2,2 milliards d’euros en 2009 et poursuit sa croissance en proposant 47 000 emplois. Grâce à cet essor de la technologie mobile, on peut trouver chaque jour des centaines de nouvelles applications pour nos portables aux fonctionnalités de plus en plus complexes, mais seules quelques-unes d’entres elles deviennent populaires et génèrent de véritables bénéfices pour leurs créateurs…


Cependant le chiffre d’affaire d’une application augmente considérablement lorsque sa disponibilité n’est pas limitée par l’aspect linguistique. Plus une application mobile payante est disponible en un nombre de langues important couvrant au moins plusieurs pays, plus elle aura de chances de générer un meilleure chiffre d’affaires.  Mais, pour ce faire, l’application doit passer par le processus de localisation.

 

Analyse pré-localisation

Avant de passer à la localisation proprement dite, il faut d’abord effectuer une analyse afin d’identifier les marchés étrangers forts en demande et de déterminer si l’investissement sera rentable. Si un ou plusieurs pays ont été identifiés comme présentant des conditions favorables pour notre application, il devient alors possible de commencer son adaptation à chaque langue cible. Lors du processus de localisation, l’application est adaptée aux particularités de chaque cible, mais cela sans altérer son contenu ou sa fonctionnalité.

Pour parvenir à des conclusions pertinentes, l’étape d’analyse doit comprendre des réponses complètes à ces questions :

  • Combien de personnes utilisent des applications sur smartphone dans le pays, et à quelle fréquence ?
  • Quel type d’application est particulièrement demandé dans le pays ? (informations, jeux, navigation, etc.)
  • S’il s’agit d’une application payante : quelle est la proportion de personnes de ce pays prêtes à payer pour celle-ci ?
  • Quels smartphones et quels systèmes d’exploitation sont principalement utilisés dans le pays ?

 

 

La localisation n’est pas qu’une traduction

 

La simple traduction de l’interface utilisateur est une étape importante du processus de localisation, mais elle n’est pas suffisante. La version localisée ne doit pas seulement être comprise par l’utilisateur, mais doit aussi rester aussi attrayante que l’originale. Il ne suffit pas de connaitre la langue cible et d’avoir un bon dictionnaire. Il est recommandé que le traducteur soit très familier avec les nuances de la langue cible pour être capable de réaliser un transfert de sens précis, et il doit donc aussi connaître les particularités culturelles locales. Il arrive souvent que la traduction littérale de certaines expressions soit impossible, et c’est dans ce cas que les compétences linguistiques du traducteur entrent en jeu.

 

Vous pouvez penser gagner du temps et des ressources en lançant une application en anglais, mais la plupart des utilisateurs ne connaissent pas la langue, ou préfèrent tout simplement utiliser une application dans leur propre langue.

 

Une fois les aspects linguistiques traités, vient l’optimisation de la navigation et des illustrations pour le pays cible.  Les particularités culturelles jouent souvent un rôle décisif pour les applications mobiles, sites Web ou logiciels, et peuvent déterminer si le produit sera adopté ou non par le public. Voici quelques exemples d’éléments qui peuvent constituer des particularités culturelles :

 

  • Les couleurs peuvent avoir des connotations différentes à travers les cultures. Par exemple, si, en France, et dans la plupart des pays d’Europe, le rouge représente l’amour ou le danger, en Chine, cette couleur est le symbole du bonheur et de la richesse.
  • Le sens de lecture : c’est l’exemple le plus simple, mais il est essentiel. Si, en France, on lit de gauche à droite, le cas est contraire dans les pays arabes. Ce qu’il faut prendre en compte dans cet exemple, c’est que les yeux des utilisateurs européens et arabes ne parcourent pas l’écran de la même façon, ce qui demande un positionnement différent des éléments visuels.

Les coûts de la localisation

Il a été démontré que la localisation est un processus nécessaire pour qu’une application mobile touche une audience multinationale. La question suivante est évidemment liée aux coûts. Il est difficile de calculer le prix exact d’une localisation sans connaître des variables importantes telles que le type d’application ou sa fonctionnalité, mais pour donner un ordre d’idée, la seule traduction d’un texte de 500 mots revient environ à 90 €.

 

Article rédigé  par Dan Aldulescu, chargé marketing chez l’agence de traduction et localisation Lingo24.